Droit du Travail : Prud’hommes de Poissy, licenciés il y a un an, ils devraient être indemnisés.

Publié le 24/10/2012 par Administrateur, vu 1758 fois

Les ex-Dammann gagnent une première bataille

Le conseil de prud’hommes de Poissy a rendu sa décision. Quarante et un anciens salariés de la société Dammann Frères, licenciés il y a un an, devraient être indemnisés.

Ce n’est pas encore la fin d’un long combat mais, pour les anciens salariés de Dammann Frères licenciés, le verdict rendu hier par le conseil de prud’hommes de Poissy sonne comme un soulagement. Remerciés il y a un an après avoir refusé de suivre le plan de délocalisation de cette entreprise d’import-export de thé, quarante et un d’entre eux avaient assigné leur ancien employeur devant l’instance du droit du travail, qui a jugé leurs licenciements « nuls ».

L’un des avocats des ex-employés, Me Mounir Bourhaba, avait pointé du doigt les « irrégularités dans la procédure de licenciement ».

En août 2011, la société Dammann Frères a déménagé son activité à Dreux (Eure-et-Loir), à plus de 70 km du site d’origine, Orgeval. Alors que les 122 salariés étaient invités à suivre, seulement 70 avaient accepté. Les réfractaires avaient, eux, reçu un courrier afin d’être convoqués pour un entretien préalable à leur licenciement. La direction s’était défendue en arguant du fait qu’elle avait décidé d’offrir une Twingo à chaque membre du personnel pour une durée de trois ans, et 100 € par mois pendant deux ans pour couvrir les frais de carburant.

Douze mois de salaire brut d’indemnités

Hier, le conseil de prud’hommes a ordonné une indemnisation des 41 licenciés à hauteur de douze mois de salaire brut. « Pour nous, il s’agissait de licenciements de confort, poursuit Me Bourhaba, j’étais confiant sur le fait que Dammann allait être condamné. »

Contactée hier par nos soins, la direction de Dammann Frères n’a pu être jointe. Mais il est vraisemblable que celle-ci fasse appel de cette décision. « Si cela arrive, il y aura alors des chances importantes de confirmation du verdict », conclut Me Bourhaba.

Le Parisien - LAURENT MANSART | Publié le 16.10.2012