Licenciée pour "manque d'amabilité" 115.000 euros d'indemnités

Publié le 15/09/2012 par Administrateur, vu 2279 fois

Les prud'hommes ont finalement tranché en faveur d'une maître d'hôtel cannoise licenciée pour son attitude désobligeante vis à vis de la clientèle. Un motif jugé "sans cause réelle ni sérieuse".

Dès son licenciement en 2004, Nadine Freville saisit la justice. Cette maître d'hôtel cannoise vient d'être remerciée en raison de son... "manque d'amabilité" avec les clients. Le 26 juillet dernier, les prud'hommes lui ont donné raison. Et condamné le Sofitel cannois qui l'employait à lui verser 115 000 euros d'indemnités, rapporte Le Parisien.

Elue au comité d'entreprise et déléguée CGT à partir de 2003, elle aurait eu des démêlés avec son employeur, au point de déposer plainte contre lui pour harcèlement moral. Finalement, sa direction la renvoie en invoquant son attitude désobligeante vis-à-vis de la clientèle. Un motif d'abord refusé par l'inspecteur du travail, puis validé par le ministère de l'Emploi en novembre 2004, "eu égard au niveau élevé des prestation offertes par l'hôtel", rapporte le quotidien.

Depuis, Nadine Freville a été entendue par la justice. Le tribunal administratif de Nice, puis la cour administrative de Marseille, ont jugé qu'une "attitude négative dans la restauration" ne constituait pas un motif de licenciement conséquent. Les prud'hommes de Cannes ont donc prononcé leur condamnation suite à ces deux décisions de justice. Le Sofitel, de son côté, ne fait pas appel.

Par LEXPRESS.fr, publié le 14/09/2012 à 16:47