Licenciement abusif : Le Zénith de Pau condamné

Publié le 11/12/2012 par Administrateur, vu 1931 fois

Le Zénith condamné face à un ex-employé La cour d'appel de Pau a donné raison, vendredi, à Vincent Cottu face à la SEM Pau culture qui devra lui verser 100 000 €.

Drôle d'anniversaire pour le Zénith de Pau qui fête ses 20 ans demain. La SEM Pau culture va devoir verser à son ex-salarié, Vincent Cottu, la somme rondelette de 104 000 €. La cour d'appel de Pau a rendu sa décision vendredi, ce qui n'a pas manqué de susciter de l'incrédulité du côté de la société d'économie mixte d'exploitation Pau culture.

« C'est une surprise et un jugement en complète contradiction avec celui de la première instance. Nous étudions avec notre avocat la possibilité de se pourvoir en cassation », remarque Alain Lavignotte, son président.

Vincent Cottu, 39 ans, a été technicien électricien pendant dix ans au Zénith de Pau. En avril 2010, il a été licencié par son employeur au terme d'un conflit qui a duré plusieurs mois. Il accuse alors la direction du Zénith de « harcèlement » et de « licenciement abusif » et porte l'affaire devant le Conseil des prud'hommes de Pau.

« Des dysfonctionnements »

Durant son activité professionnelle, Vincent Cottu est en effet appelé à remplacer de manière récurrente le régisseur général qui connaît des soucis de santé. Selon lui, son salaire n'est pas revalorisé en conséquence. La situation s'envenime lorsqu'il dénonce « des dysfonctionnements dans la structure » et il subit alors « tout un lot de brimades », explique-t-il à l'époque devant les juges consulaires.

Fin 2009, il est arrêté par la médecine du travail et déclaré « inapte à son poste de travail ». Aucune proposition de reclassement ne lui est faite et il est finalement licencié par son employeur en avril 2010.

À l'époque, l'avocat de la SEM Pau culture, Antonin Le Corno, reconnaissait « qu'aucun reclassement ne lui a été proposé parce que cela était impossible légalement. La SEM étant une société de droit privé, nous ne pouvions l'intégrer dans la fonction publique », précisait l'avocat. En revanche, il assure que le salarié était rémunéré en forfait de remplacement et que le soi-disant harcèlement n'a pas été démontré. « Il a présenté très peu d'attestations. Je suis très critique sur ce jugement. »

Vincent Cottu devrait recevoir 60 000 € de rappel de salaires, 30 000 € pour le préjudice de harcèlement et licenciement abusif ; le reste pour des congés payés et autres.

Publié le 11/12/2012 à 06h00 | Mise à jour : 11/12/2012 à 09h49
Par Odile Faure - www.sudouest.fr