Tati: un vigile obtient gain de cause

Publié le 04/05/2012 par Administrateur, vu 1919 fois

Conseil des prud'hommes de Dieppe

Le Conseil des prud'hommes de Dieppe (Seine-Maritime) a jugé aujourd'hui "sans cause réelle et sérieuse" le licenciement d'un vigile qui affirmait que la sanction avait été prise parce qu'il avait dénoncé la directrice d'un magasin Tati pour des tentatives de vol.

Le conseil des prud'hommes a condamné son employeur, la société de gardiennage Auvergne GSP, à lui verser environ 26.000 euros à titre de dommages et intérêts ainsi que des arriérés de congés et de frais. 

En juin 2011, le vigile, Ludovic Bataille, 34 ans, chargé de la sécurité du magasin Tati de Dieppe, avait affirmé avoir surpris à plusieurs reprises la directrice tenter de sortir des articles volés dans son sac.

Le vigile en avait informé sa direction située à Clermont-Ferrand, qui l'avait dans un premier temps félicité avant de lui annoncer quelques semaines plus tard sa mutation. Il avait alors refusé et s'était vu signifier son licenciement. 

Lors de l'audience, le 14 février, l'avocat d'Auvergne GSP avait justifié le licenciement pour "faute grave" du vigile en soutenant que ce dernier n'avait apporté aucune preuve d'un vol commis par la directrice.

Dans un communiqué, la direction de Tati avait expliqué, la veille de l'audience, que l'enseigne n'était pas partie-prenante dans cette procédure judiciaire opposant l'ancien vigile et son employeur. 

Elle assurait aussi que le vol n'était pas "avéré" et qu'elle avait, dès lors, renouvelé sa confiance à la directrice du magasin. Elle ajoutait qu'elle avait ensuite demandé à Auvergne GSP l'affectation d'un nouvel agent de sécurité en remplacement de Ludovic Bataille coupable, selon elle, de "manquements professionnels répétés".